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Revue de presse prépa

Par ANNE GAZZURELLI, publié le lundi 19 septembre 2016 10:53 - Mis à jour le lundi 19 septembre 2016 10:53

Semaine du 19 au 25 septembre 2016

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Par ANNE GAZZURELLI le 22 septembre 2016 à 13:02

L'aide-soignant se joue du temps avec ses patients (Ouest-France, 22 septembre 2016, dernière page)

- Lionel Jeannot, 33 ans, aide-soignant à Château-Gontier (Mayenne) fait peindre depuis 2013 les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Arnaud Roiné l'a photographié pendant ces séances de peinture. Une expo itinérante des peintures, textes de l'aide-soignant et photos a lieu dans l'Ouest de la France.

- C'est avec son look de rockeur que Lionel vient voir les malades : "La mémoire émotionnelle est très utilisée chez les personnes atteintes d'Alzheimer", dans une blouse blanche "on ressemble à n'importe quelle autre personne qui travaille dans le milieu médical".

- La peinture permet de se détendre, c'est un moment récréatif qui peut se faire n'importe où, mais à deux, pour ne pas bouleverser l'équilibre. C'est un moyen pour Lionel d'accompagner, d'essayer de "libérer la parole par la peinture avant que l'on n'use des médicaments. Ensemble, on cueille l'instant présent". Une couleur peut permettre d'exprimer une émotion particulière.

 

La transmission sexuelle en cause dans le virus Zika (Le Monde, 22 septembre 2016, p.7)

- Depuis 2015, 70 pays dans le monde ont signalé la présence du virus, 55 au stade épidémique, 5 où la transmission est permanente.

- Conséquences du virus : peut entraîner chez l'adulte le syndrome de Guillain-Barré (paralysie progressive des jambes puis du reste du corps et des muscles respiratoires). Chez la femme enceinte, microcéphalie chez le foetus : malformation du cerveau et de la boite crânienne (plus de 1900 cas de microcéphalies liées au virus recensées au Brésil).

- 12 pays ont rapporté une transmission interhumaine, par voie sexuelle. Avant on ne connaissait que des cas de transmission par voie sexuelle de l'homme ayant les symptômes du virus à la femme. Maintenant cas où la femme transmet, et où des personnes n'ayant pas de symptômes transmettent.

L'OMS formule des recommandations de prévention : utiliser les préservatifs (pour éviter la transmission par voie sexuelle) et favoriser la contraception (pour éviter les problèmes chez les foetus). Relations sexuelles protégées pour les femmes enceintes durant leur grossesse. Pour les personnes revenant de zones où le virus sévit, préservatif et ne pas tenter de grossesse pendant 6 mois suivant le retour.

 

Mieux protéger l'enfant à naître (Le Monde, 21 septembre 2016, cahier central science et médecine, p.4-5)

A lire pour connaître :  les périodes les plus à risque pour l'enfant à naître / les précautions avec les médicaments pendant la grossesse / les dangers de l'alcool, le tabac et l'alimentation / l'impact de l'environnement / les actions de prévention vis-à-vis de l'environnement chimique

 

Alzheimer précoce : un foyer pour ne pas les oublier (Libération, 21 septembre 2016, p.18-19)

- A Cesson (Seine-et-Marne), un établissement (50 places) prend en charge depuis un an des patients de moins de 60 ans atteints par cette maladie mal connue, qui touche un peu plus les femmes et pour laquelle il n'y a aucun traitement. Le patient le plus jeune a 37 ans. En France, plus de 30 000 malades de moins de 60 ans.

- Caméras un peu partout et lourde grille à l'entrée, murs aux couleurs vives "comme s'il fallait réveiller le regard". C'est un foyer médicalisé, les patients sont des résidents, la prise en charge est non médicamenteuse (but : diminuer la prise de neuroleptiques). 74 employés à plein temps pour 50 résidents. Prix de journée = 223€ dont 15 à 60€ payés par le résident.

- Des activités sont proposés dans la journée, emplois du temps assez précis pour "lutter contre la désorganisation de l'esprit et du corps".

- Des malades qui arrivent alors qu'ils sont malades depuis longtemps, du coup "en quelques mois, ils perdent beaucoup, ils se dégradent vite". Le personnel doit s'adapter très rapidement. On passe très vite de l'échange au simple toucher comme contact.

- Un seul médecin généraliste présent une-demi journée dans la semaine pour un travail classique de médecin et pour gérer les crises d'épilepsie, les chutes.

"Il y a une sorte de discrimination envers ces jeunes malades" : entretien avec le neurologue Bruno Dubois (même journal)

- Mutation génétique responsable pour seulement 18% des patients précoces.

- Symptômes un peu différents pour les formes précoces : + troubles du langage ou de reconnaissance visuelle que troubles de la mémoire.

- Conséquences différentes parce qu'est alors en pleine activité professionnelle et familiale. Peut être licencié pour faute grave alors que dû à la maladie : nécessité d'abandonner le travail pour une prise en charge sanitaire. Erreur de diagnostic par les docteurs qui les orientent parfois en psychiatrie.

- Nécessité de nouveaux lieux : rester à domicile est très difficile, en maison de retraite est un non-sens. Nécessité de stimuler les activités cognitives, essayer de nouveaux médicaments.

 

Au lycée, tabac et alcool ont moins la cote (Libération, 21 septembre 2016, p.9)

- Enquête publiée par l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies) tous les 4 ans sur les drogues pendant les années lycée (6642 lycéens interrogés en 2015).

- Recul sensible des consommations de tabac (-24% de conso quotidienne) et d'alcool (-30% de conso régulière), peut-être grâce à "un changement de comportement des nouvelles générations de parents davantage sensibilisés aux risques". La conso de cannabis reste quasi stable.

- En terminale, 28% fument quotidiennement, 21% boivent de l'alcool et 9% fument du cannabis au moins dix fois dans le mois.

- Les garçons boivent de l'alcool et fument du shit 2 fois plus que les filles.

- Les élèves des filières professionnelles ont une consommation de tabac et d'alcool plus importante.

 

Le sommeil des enfants, un enjeu politique (Libération, 20 septembre 2016, p.22)

- Les enfants et adolescents dorment de moins en moins et pas assez. C'est pendant le sommeil que les enfants grandissent, mémorisent, mûrissent leurs émotions.

- Les références : jusqu'à 12 ans, 11h de sommeil par nuit (coucher à 20h30 et lever à 7h30) / 12-14 ans : 10h par nuit / 15 ans : 9h.

- Les conséquences : souffrances physiques, psychiques et sociales, difficultés scolaires importantes. Quand le sommeil est interrompu ou trop court : risques d'obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, de cancer et d'accident de la route accrus. Recours à l'âge adulte aux benzodiazépines pour dormir (131 millions de boîtes vendues en 2012).

- Les facteurs qui ont une incidence sur le sommeil : le bruit, la lumière (dans les villes), les horaires de travail, l'organisation de la vie de famille, l'alimentation, les rythmes sociaux. C'est dans les familles les plus défavorisées que les enfants ont les plus lourdes dettes de sommeil. Les gens qui travaillent régulièrement de nuit ont une espérance de vie diminuée.

- Les solutions : encourager la sieste à l'école élémentaire au-delà de la moyenne section / promouvoir une véritable éducation au sommeil / repères de sommeil dans les carnets de santé, aborder la question avec les parents pendant la grossesse et à la maternité / décaler l'heure de début des cours notamment au lycée.

 

Mort subite du nourrisson (Ouest-France, 20 septembre 2016, p.8)

- Journée d'information et de prévention mercredi 21 septembre dans le hall maternité du CHU de Nantes, pour donner des conseils et relancer la recherche. Entretien avec Dr Karine Levieux et Dr Bénédicte Vrignaud, pédiatres au CHU de Nantes.

- Mort subite du nourrisson = décès intervenu subitement, d'un enfant de moins de 2 ans bien portant avant. Mort reste totalement inexpliquée malgré examens complémentaires (prise de sang, scanner, autopsie scientifique réalisés avec l'accord des parents)

- En France, 400 à 500 enfants victimes du syndrome. Bébés de 4 à 6 mois les plus exposés. On trouve une cause pour 1/3 des cas, des facteurs de risque pour 1/3 des cas, le dernier tiers reste inexpliqué. Nombre de morts avait diminué dans les années 90 mais stagne depuis les années 2000.

- Facteurs de risque : couchage sur le ventre, tabagisme passif, matelas mous, matelas rajoutés dans un lit parapluie, températures trop élevées (pièce doit être à 18-20°)

- Conseils : faire dormir enfant dans une turbulette dans un lit à barreaux, sans couette, sans oreiller, sans tour de lit en tissu, sans peluche ou doudou qui pourrait recouvrir la tête de l'enfant.

- Création en mai 2015 d'un observatoire national pour collecter toutes les données et éléments possibles pour faire des recherches.

 

Cinquante millions d'euros pour l'aide à domicile (Ouest-France, 20 septembre 2016, p.5)

- Création en juillet 2016 d'un fonds de soutien aux "bonnes pratiques" dans le secteur de l'aide à domicile. Sera en 2017 de 50 millions d'euros.

- Servira à "appuyer les bonnes pratiques et l'aide à la restructuration des services d'aide et d'accompagnement à domicile" (SAAD)

 

Montrer l'autisme invisible  (Presse Océan, 20 septembre 2016, p.4)

- Julie Dachez a été diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 27 ans. Elle explique tout dans une BD, La différence invisible, aux éditions Delcourt, avec la dessinatrice Mademoiselle Caroline (auteur d'une BD sur la dépression). La BD contient aussi des pages d'informations sur l'autisme et le syndrome d'Asperger et des ressources biographiques.

- On y suit le parcours de Marguerite, 27 ans, avant, pendant et après le diagnostic. "Un jeu de couleurs traduit l'état d'esprit du personnage"

- Un diagnostic qui arrive après 10 ans d'errance diagnostic : "Il expliquait mes particularités et ma différence. A partir de là, j'ai commencé ma quête : être en paix avec moi-même et m'accepter telle que je suis".

- A démarré un blog (emoie-moietmoi.over-blog.com) pour faire connaître ce syndrome, expliquer et dédramatiser. "Nous fonctionnons différemment mais le syndrome d'Asperger n'est pas un handicap". Reçoit beaucoup de témoignages de gens qui sont restés incompris pendant des années par leur entourage.

-En préparation, un film documentaire de 90 min., Bubble, qui donnera la parole à des professionnels de santé et des adultes diagnostiqués Asperger. "Parler de l'autisme est un prétexte pour parler de la différence et de l'inadaptation de la société aux personnes différentes".

 

L'Etat Providence en fin de contrat (Libération, 17-18 septembre 2016, cahier central Forum p. II-III)

A lire pour faire le point sur l'Etat Providence : historique du modèle social français, datant des Trente Glorieuses et mis à mal au fil des crises et au gré du chômage. Le point sur la question des retraites, des allocations familiales, de l'assurance maladie.

 

Tu enfanteras dans la douceur (Libération, 17-18 septembre 2016, p.16-17)

- A Nancy, l'une des premières maisons de naissance en France permet d'accoucher en marge du milieu hospitalier.

- Elle se situe dans l'enceinte du Centre Hospitalier Universitaire de la ville, avec un chemin de transfert aménagé en cas de souci (volonté d'avoir une péridurale par ex.). Les patientes présentant des risques (jumeaux, bébé en siège, etc.) ne peuvent pas y accoucher. Le projet est de suivre au maximum 150 patientes par an.

- Un "accompagnement global à la naissance" et "une sage-femme pour un couple" : c'est toujours la même qui suit le couple pour créer de vraies relations. Les consultations prénatales durent au moins une heure. L'accouchement physiologique, le plus naturel possible, est prôné (position de bout, accroupie). Des techniques douces sont proposées comme l'acupuncture contre la douleur, à la place de la péridurale. 

- La maison comporte deux chambres de naissance avec hamac pour se suspendre, ballon pour faire rouler le bassin, baignoire pour se relaxer et accoucher. Un lieu silencieux : "Une atmosphère sereine est très importante [...] quand les femmes sont libres de leurs mouvements, notamment parce qu'on ne les entrave pas avec une perfusion, seule la fin de l'accouchement est bruyante". Les parents repartent chez eux en moyenne 6h après l'accouchement.

- En France, 2013 : expérimentation des maisons de naissance autorisée pour 5 ans / août 2015 : un décret donne le feu vert / 2016 : 9 projets de maison retenus commencent à voir le jour. "Je crois que nous sommes soumises à la réglementation la plus stricte d'Europe" déclare l'une des 4 sages-femmes libérales de la maison; 8 autres sont appelées en renfort lors des accouchements.

 

Un meilleur accueil (L'écho de la presqu'île, 16 septembre 2016, p.23)

- Une future crèche à Trignac ouvrira fin 2017 : elle pourra accueillir 40 enfants âgés de deux mois et demi à quatre ans.

- Un fonctionnement sous la forme de deux espaces, appelés mini-familles. Au rez-de-chaussée de l'immeuble (Le Saphir II), le Ram (relais assistantes maternelles) de la ville et un accueil parents-enfants. "Pour les familles, ce lieu doit être le point de repères pour l'information et pour le choix des modes de garde à Trignac".

 

Je panse dons je suis (Le Monde, 17 septembre 2016. Supplément Idées, p.6)

- Une chaire de philosophie a ouvert cette année au sein de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, c'est la première dans un hôpital.

- Le soin, tel qu'il se pratique à l'hôpital, pose de nombreuses questions au philosophe : questions "de l'expérience de la maladie, de la souffrance et de la violence qu'elle génère, [...] de la place de la technique, des problèmes moraux rencontrés par les soignants".

- Les cours, séminaires, conférences et ateliers s'adressent aux étudiants de philosophie mais aussi aux associations de malades et surtout aux soignants : "Les soignants se sentent souvent très seuls dans leurs questionnements, et beaucoup les refoulent".

- Les soignants aimeraient avoir une meilleure écoute des patients, mais c'est souvent lors d'une auscultation qui nécessite le silence que le patient se met à dire des choses. Ce n'est donc pas seulement par manque de temps que cette écoute est difficile, c'est parce que la technique nécessite de la maîtrise et du contrôle alors que l'écoute suppose "une ouverture à l'autre, une non-maîtrise".

- Introduire dans l'hôpital un point de vue d'une personne extérieure au monde médical ne va pas de soi. Même si le corps médical réfléchit depuis les années 1970 à la qualité de vie des patients, ils y répondent suivant leur "propre grille de lecture". "Pour la première fois, une voix va être introduite dans l'hôpital public qui mettra en avant d'autres critères que ceux que les médecins ont en tête".

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