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Activités

Notre avis sur "Yankov" par les 1ATM1 et 1APR1

Par ANNE GAZZURELLI, publié le vendredi 10 mars 2017 12:20 - Mis à jour le vendredi 10 mars 2017 12:22
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Découvrez ce que les élèves de 1ATM1 et 1APR1 ont aimé dans le roman "Yankov" de Rachel Hausfater, l'histoire d'un orphelin rescapé du camp de Buchenwald. A lire également, quelques extraits sélectionnés par les 1ATM1. Dessin : Lucynda
J'ai bien aimé...

 

J’ai bien aimé… l’aide que Donna apporte, de l’amour, du réconfort, de l’affection à des enfants qui en ont vraiment besoin. Donna, c’est comme une deuxième maman, elle ne s’énerve jamais, reste toujours souriante et nous aime comme si on était ses enfants.

 

J’ai bien aimé… quand Donna arrive et essaie de leur donner de l’amour, de leur redonner de la confiance, de la sécurité, quand elle essaie de leur faire souvenir de leur identité.

 

J’ai bien aimé… quand Donna est arrivée dans leur foyer et a réussi à leur redonner confiance en eux et de ne plus avoir peur des humains.

 

J’ai bien aimé… quand Donna prend la direction du château.

 

J’ai bien aimé…les chapitres qui se passent dans le château.

 

J’ai bien aimé… le passage avec Donna car elle leur donne de l’amour, elle est gentille.

 

J’ai bien aimé… le thème du livre et la façon d’écrire de Rachel Hausfater.

 

J’ai bien aimé…  quand Yankov parle de sa mère.

 

J’ai bien aimé…lorsque les enfants sortent du camp.

 

J’ai bien aimé… ça explique comment c’était dans les camps de concentration pendant la guerre.

 

J’ai bien aimé…quand Yankov est parti en France.

 

J’ai bien aimé… le courage de Yankov.

 

J’ai bien aimé… quand Donna donne de l’amour aux enfants.

 

J’ai bien aimé… les changements d’humeur de Yankov et que Donna les aide à revivre.

 

J’ai bien aimé… l’histoire que ce livre raconte, c’est touchant.

 

J’ai bien aimé… l’histoire du livre et quand Yankov arrive au château.

 

J’ai bien aimé… l’aide que Donna a apportée aux enfants, l’histoire que Rachel Hausfater a écrite.

 

J’ai bien aimé… ce roman parce que ça parle d’une histoire vraie, ça me donne des idées de comment ça se passait.

 

  

 
Mon passage préféré

 

"Parce qu’il n’y a rien à faire contre la guerre qu’ils m’ont faite. Même s’ils l’ont perdue, elle m’a quand même gagné. Je sais bien que j’aurai toujours faim, avec plein à manger. Je serai toujours abandonné, avec plein de gens à aimer. Mes nuits seront un cauchemar toujours recommencé. J’aurai toujours peur de me faire arrêter. Déporter. Gazer. Brûler. Ma guerre ne s’arrêtera jamais."

 

"Ça nous fait bizarre, une femme, dans notre monde garçon. Surtout que c’est une jeune, que sa robe a des fleurs et son sourire des perles, que ses cheveux sentent bon et que ses mains semblent douces. Il y a des clic-clac de talons dans le couloir, il y a des notes hautes et claires dans les airs. Ça fait frais de l’entendre, ça fait joli de la voir, mais ça fait peur aussi : trop dangereux. Des fois qu’on y croirait, des fois qu’on se rappellerait, des fois qu’on s’ouvrirait… On pourrait en mourir, de croire en la beauté, d’attendre de la bonté, de se laisser caresser. Parce que ça n’existe plus nulle part ça. C’est parti en fumée avec nos mères et pères, nos petites sœurs et frères. Moi, je ne crois plus aux mains douces."

 

"Donna, elle ne nous force pas à parler, ni des mamans, ni des camps, ni de rien qui rend fou.
Elle s’approche de nous sur la pointe des pieds et n’essaie pas de rentrer. Elle reste sur le côté, sur le bord de nos vies, à écouter ce qu’on essaie de raconter, à nous laisser pleurer si ça se met à couler, à juste nous regarder quand notre porte est fermée et nos mots étranglés.
Quand on se dit, c’est toujours en yiddish qu’à force elle a appris, à tant nous écouter et essayer de nous parler. Elle sait que notre avant, on ne peut le raconter que dans cette langue-là."

 

"Petit à petit, on reprend vie. Comme à de vieux bébés, on nous réapprend à être humains. D’abord le lever, puis le manger, et maintenant le coucher."

 

« Et puis vient le matin d’encore une journée dans ce château trop beau qui sera jamais chez nous.

On n’est plus au camp mais pas non plus en paix. Où on est, en fait ? C’est quoi, là ? Qu’est-ce qu’on y fait, pourquoi on reste ? Depuis qu’on y est, on dirait qu’on n’existe pas. Ici c’est nulle part.

Mais même nulle part, il faut vivre, se laver s’habiller et manger.

Manger, on y pense tout le temps, la peur de manquer, le vide qui panique, le ventre qui crie. Ma faim est restée grosse, elle ne s’arrêtera jamais.

Ici, du manger il y en a, mais du moins bon que le manger américain. C’était bien mieux aux camps ! La viande qu’on nous donne est dure et pas beaucoup, la soupe toujours la même, les pommes de terre tout le temps, les gâteaux presque jamais. Pourtant, ça consolerait… Et ils nous comptent même les morceaux de pain !"

 

"Et ça je m’en console pas je m’en consolerai jamais.

Personne même Donna, ne pourra la remplacer. Pourtant, elle fait tout le travail pour nous, ces enfants qu’elle n’a pas faits. Elle offre du pain, des soins, la main. Elle sourit  quand ça aide, parle mais pas trop, écoute  même quand on se tait. Elle donne des forces et réconforte. Elle propose des chemins et protège des démons.
Donna, c’est comme une mère mais c’est pas ma maman.

Cette maman qui était à moi, elle me manque tellement, je lui en veux tellement!
Pourquoi elle m’a quitté ? Pourquoi elle m’a laissé tomber, tout seul dans le noir  et l’effroi ? Quand on est une maman, on n’a pas le droit de se laisser tuer ! Comment lui pardonner de m’avoir abandonné sans rien pour me protéger, nu et perdu dans le cri de l’enfer."