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BUDDY'S DREAM

article dans presse-océan 25/05/2016

Par VERONIQUE DUBOURG, publié le mercredi 25 mai 2016 20:13 - Mis à jour le mercredi 25 mai 2016 20:23

 

 

Attrape rêves à double sens

650 jeunes Ligériens ont participé avec bonheur au salon des mini-entreprises. Et ils en témoignent volontiers.

Les élèves de 3e de Chrystel Diaz, au lycée Brossaud-Blancho de Saint-Nazaire, n’avaient pas imaginé qu’ils vivraient un double rêve. William et ses camarades ne savaient même pas dans quelle aventure ils se lançaient quand ils ont accepté de participer à la 5e édition du concours des mini-entreprises qui a vécu sa conclusion hier à l’IUT de Nantes.
 

Entre le Buddy’s dream de Saint-Nazaire et le Traces Efface de Bouaye

Cette épreuve qui s’étale sur une année scolaire propose de découvrir le monde de l’entreprise par la création d’une structure virtuelle. Bof, dit-on a priori ! « Nos profs, s’enchantent pourtant William et Eliot, ont commencé à nous parler des mini-entreprises en proposant de trouver un objet à fabriquer à partir de matériaux recyclés. Quelques-unes ont imaginé un boomerang. D’autres ont proposé des bracelets avec des capsules de cannettes. L’attrape rêves a obtenu le plus de succès ». Les mamans connaissent ce petit objet issu de la culture amérindienne que l’on accroche au-dessus du lit des bébés pour « repousser les cauchemars ».

Le « Buddy’s dream », l’autre rêve de la classe de 3e du lycée Brossaud-Blancho commençait. Il s’agissait de créer la fameuse mini-entreprise à la base de cette aventure. Là, les élèves auraient pu friser le cauchemar s’ils n’avaient pas trouvé de solides soutiens : un prof, deux marraines et surtout André Rodriguez, qui anime Cap Réussite. Ce cadre connaît bien la musique des mini-entreprises pour avoir bourlingué dans mille pays : « C’est une tradition en Amérique et en Angleterre. Et elle n’est pas assez développée en France. Je suis très fier de ce que la classe de 3e PP a réussi. Les débuts ont été difficiles. Mais les jeunes ont trouvé un esprit de corps ».

Après un entretien d’embauche fictif pour chaque élève, la mini-entreprise s’est organisée de la même manière que les grandes, les vraies. William, 15 ans, est devenu Pdg. Eliot, 14 ans, chef du service technique. Et chacun a joué sa partition pour fabriquer le fameux attrape rêves en différentes tailles et matériaux : « On en a déjà vendu 168 à 3 et 10 euros. Et on espère bien pouvoir s’offrir notre rêve …. une balade à Paris. ».
 

Un « plush dans la vie »

À quelques encablures de leur lycée, les élèves de Christine Morice au collège Saint Hermeland à Bouaye ont suivi le même objectif. Sans emprunter le même chemin. Antoine, 14 ans, nommé directeur général de la jeune société Traces Efface, Johan, 14 ans, chargé du marketing, et leurs 15 camarades de troisième ont inventé l’Eco Plush. La brosse en forme de souris qui nettoie tous les écrans est aussi une réussite. L’opération a réuni autour des collégiens un chef d’entreprise et des grands-mères qui ont préparé les petits objets « en sous-traitance… contre un bon goûter ».

« La mini-entreprise, c’est super, conclut le boss Antoine. On a appris à découvrir le monde des entreprises, la gestion des comptes, la communication avec les clients et surtout l’entraide ». L’expérience devrait être obligatoire !

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